Recourir à une ruqya par un enregistrement audio?

Par | 2015-09-14T16:22:20+00:00 février 25th, 2014|Catégories : Psychologie, Santé|Mots-clés : , , , |7 Commentaires

L’implication des maladies dites « ar-Ruhânya » (mauvais oeil, jalousie, possession, sorcellerie) dans diverses pathologies psychologiques mais aussi organiques est sans équivoque.

Nul n’est censé ignorer qu’il n’y a de pleine guérison dans ces maux que dans le retour sincère et repentant vers Allah.

Nous savons aussi que la moitié du traitement réside dans la patience face à cette épreuve, une épreuve qu’Allah décrète pour Ses serviteurs afin de les rappeler à l’ordre, de les élever en degré et expier leurs péchés. Puis l’autre moitié consiste à recourir aux traitements légiférés.

Parmi ces traitements, il y a la « ruqya shar’ya » (l’exorcisme légal) et parmi ses principaux moyens, la lecture du Qur’an, sa récitation, sa méditation puis le postillon sur soi ou sur le malade.

Il est fréquent de trouver sur le web mais aussi en librairies « islamiques », des enregistrements audio dits « de traitement par la ruqya » sous format k7, cd, mp3 voire en dvd.

Etant moi-même amené à « conseiller » ce mode de traitement dans le cadre d’un projet thérapeutique, et afin de clarifier ma position sur ce point, je souhaitais donc revenir sur cette pratique.

Au sujet de la ruqya par K7 ou autres supports audio/vidéo, ceci expose à plusieurs désagréments:

– si la personne écoutant cet audio s’est éloignée de l’Islam voire en a été exclue soit par l’accomplissement d’un acte/parole d’associationnisme ou de mécréance alors cet audio ne lui sera que d’une très faible utilité car la ruqya nécessite une prise de conscience du malade quant à ses manquements et qu’il revienne donc repentant vers son Seigneur par le Tawhid, les bonnes oeuvres et le repentir à proprement parlé

Connaître l’état du malade quant à ses convictions, son « niveau » de compréhension de la religion et son « niveau » d’investissement dans l’Islam est donc primordial.

– avant un projet de ruqya, il est nécessaire de « briefer » le malade quant aux éléments fondamentaux accélérant le processus de guérison tout en le conseillant sur les étapes à suivre, un simple audio ne permet pas de conseiller ou d’appeler à la réforme et à la hiérarchisation des tâches

– si le malade est seul, dans sa maladie (pas de confident, pas de thérapeute de visu…), et qu’il n’est pas suffisamment investi socialement alors une ruqya peut augmenter cette mise à l’écart en raison des possibles « nouveaux » symptômes pouvant perturber sa relation à autrui, il faut donc s’assurer de pouvoir fédérer autour de lui une ou plusieurs personnes avisées sur le sujet auprès desquelles il pourrait revenir et espérer un soutien

– si le malade n’est pas suffisamment investi dans sa religion et ne se protège pas suffisamment (invocation du matin/soir, ablution, jeûne, prières de nuit, salat au masjid, aumône…) alors l’écoute d’une ruqya peut perturber le patient voire l’effrayer; il est important que le malade se donne les moyens de concrétiser les effets de la parole d’Allah ta’âla dans sa personne sans qu’il n’ait de crainte majeure envers ces maux occultes, ceci nécessite donc un investissement personnel au préalable et aussi, si possible, que les premières séances d’écoute se déroulent en présence d’un tiers (de confiance) qui puisse le conseiller et le rassurer

– le râqi doit avoir l’intention de pratiquer une ruqya hors la plupart des audios disponibles (marché, web…) ne sont que des mixages de lectures issues des tarawih…

– la ruqya fait aussi appel au postillon (an-nafth) ce qui ne peut avoir lieu dans ce cas de figure…

Pour toutes ces raisons, vouloir pratiquer une ruqya sur soi-même au moyen d’un audio n’a pas de fondement dans la shari’a et est considéré comme détestable par plusieurs savants. On peut, entre-autre, retrouver des paroles de shaykh Al Albâni (qu’Allah lui fasse miséricorde) et de shaykh Al Fawzan allant dans ce sens, issues de diverses fatawa sur ce thème.

Néanmoins, si toutes les raisons précédentes sont réunies hormis la dernière alors je pense qu’il soit utile de pouvoir y recourir pour au moins les trois raisons suivantes:

– permettre au patient de mémoriser les versets, sourates, adhkar, du’a utiles dans ces maux afin qu’il puisse les réciter sur sa personne

– permettre au patient de compléter son traitement s’il fait preuve de fatigue ainsi il pratique la ruqya sur sa personne et parfois il écoute une ruqya afin de pas interrompre un traitement et il est très courant qu’un malade s’abstienne quelques jours faute de temps ou par paresse…

– permettre à un praticien, à défaut de pouvoir être au chevet du patient, d’établir un premier diagnostic afin d’orienter ce dernier dans son traitement

Telle était ma position et le prophète (‘alayhi salat wa salam) a dit « il n’y a pas de mal à recourir à une ruqya tant qu’elle ne contient pas de shirk », cette forme indéfinie explique que le champ de la ruqya soit large et explique aussi malheureusement combien sont nombreux ceux et celles qui se sont éparpillés dans divers moyens supposés de traitement (breuvages, mixtures…).

Ainsi, quiconque conseille à son patient de s’abstenir de ces enregistrements prouve, par sa position, son attachement à la ruqya dans sa forme la meilleure qui est l’exorcisme de sa propre personne par la lecture, la récitation et le postillon.

Mais un frère ou une soeur à qui personne ne propose spontanément de l’aide dans la ruqya, qui lorsqu’il ou elle demande à être exorcisé(e) se voit signifier un refus et qui ne sait pas réellement comment s’y prendre, je pose la question suivante: comment procède-t-il (elle) par conséquent?

Afin de clarifier ce point, j’ai pris l’initiative d’interroger shaykh Muhammed Ibn ‘Omar Bazmoul, docteur en shari’a islamya à l’université Oum Al Qurra, Mecca espérant par ce biais me corriger si je faisais fausse route.

Voici ma question suivie de sa réponse au 12/02/2014:

السلام عليكم و رحمة الله فضيلة الشيخ بازمول،

هل يجوز لمن لا يستطيع أن يرقي نفسه و ما وجد من يرقيه أن يستمع بأشرطة التي يتلى فيهاالقرأن من تلاوة راقي و هذا المريض ينوي أن يرقي نفسه؟

و ثانيا، هل يجوز الأخذ بهذه الأشرطة على وجه التشخيص فقط كي إن حسّ المريض بشيء حين الإستماع فييتوجه إلى راقي من ينصحه على العلاج المناسب؟

ثالثا، هل يجوز الأخذ بتلك الأشرطات لحفظ الأذكار و الأيات النافعة في الرقية؟

بارك الله فيكم و السلام عليكم
أخوكم مولود

Assalamu alaykum wa rahmatullah shaykh Bazmoul,

Est-il permis à quiconque ne parvient pas à pratiquer la ruqya sur lui-même et qui ne trouve pas une personne qui puisse la pratiquer sur lui, de pouvoir écouter une k7 dans laquelle est récitée du qur’an par un râqi et celui-ci, (ce frère) met l’intention de s’exorciser?

Deuxièmement, est-il permis de recourir à ces k7 dans un seul but diagnostic afin que si le malade ressente des choses durant l’écoute (de celle-ci), il puisse demander conseil auprès d’un raqi afin qu’il l’oriente vers le traitement le plus approprié?

Troisièmement, est-il permis de recourir à ces k7 afin de mémoriser les adhkar et les versets bénéfiques dans la ruqya?

Barakallahu fikum, votre frère Moloud

وعليكم السلام ورحمة الله وبركاته

أما بعد :

بالنسبة للسؤال الأول أن تكون الرقية عبر التسجيل الصوتي فهذا لا أصل له إذ المعروف أن الرقية من الراقي مباشرة، لكن الأمر يرجع إلى حصول الأثر والمنفعة فإن وجدت لذلك اثراص نافعاً في العلاج فلا شيء إن شاء الله في استعمال هذا الأسلوب في العلاج.

بالنسبة للسؤال الثاني وهو الاستفادة من هذه الأشرطة والتسجيلات للتشخبص، نفس الجواب السابق، إن ظهر أن لها أثراً في كشف المرض ، وتشخيصه فلا حرج إن شاء الله من استعمالها.

وبالنسبة للسؤال الثالث نعم يجوز استعمالها للحفظ والتذكر والاستذكار، وفقك الله وسدد خطاك .

Wa alaykum salam wa rahmatullah wa barakatuh,

Ceci dit:

Au sujet de la première question, que la ruqya se fasse via un enregistrement audio, ceci n’a aucun fondement car ce qui est connu est que la ruqya soit pratiquée directement par un râqi. Néanmoins, cela dépend du bénéfice attendu. Si tu vois en cela un bénéfice dans le traitement alors il n’y a pas de mal in cha Allah à recourir à cette manière de faire dans le soin.

Quant à la seconde question, concernant le fait de tirer profit de ces k7 et enregistrements dans un but diagnostic, ma réponse est identique au point précédent, si cela permet de dépister un mal et le diagnostiquer alors il n’y a pas de mal à y recourir.

Quant à la troisième question, oui, il est permis de les utiliser pour la mémorisation, le rappel et la remémoration,

Qu’Allah t’accorde la réussite et qu’Il raffermisse tes pas

En espérant que cette réponse soit utilisée avec sagesse et responsabilisation, tant par les praticiens que les patients, vu l’importance du sujet,

Et c’est à Allah ta’âla qu’appartient la réussite.

À propos de l'auteur :

Spécialiste en médecine générale Diplômé de la faculté de médecine d’Amiens avec mention très honorable Auteur de la thèse « Evaluation du recours aux médecines complémentaires et alternatives, en médecine générale, dans le département de l’Oise » Sept.2012 Ancien membre de l’International Cupping Therapy Society Ancien praticien libéral, en cliniques privés parisiennes, en médecine interne et en hémato-cancérologie

7 Commentaires

  1. Selmaa 21 novembre 2014 à 17 h 43 min

    Salem aleykoum,

    Je tiens tout d’abord à vous remercier pour cette initiative merveilleusement enrichissante.

    Je cherche à faire une rokya sans avoir envie d’en parler autour de moi ou de contacter quelqu’un qui a posté une annonce sur internet. J’ai cette impression que beaucoup s’improvisent raky, alors comment entrer en contact avec quelqu’un de sérieux et surtout comment éviter charlatans, amateurs de bonne volonté etc .
    Je pose la même question concernant la hijama, pour laquelle je prends plus aisément quelques risques, ma première et dernière expérience m’a laissé un goût amère,la personne a utilisé un chiffon usagé en guise de compresse…
    Merci d’avance pour votre retour.

    • MuslimSanté 22 novembre 2014 à 11 h 02 min

      wa alaykum salam wa rahmatullah,

      Avant d’entreprendre un projet de ruqya, je vous invite à suivre et mettre en pratique les mesures suivantes:

      1. multipliez le repentir et les demandes de pardon (astaghfirullah) car sachez que ce qui vous atteint n’est qu’une conséquence de vos péchés afin de vous en expier et vous faire revenir vers Allah, scrutez donc votre quotidien mais surtout votre passé et implorez le pardon d’Allah pour ces péchés (période où vous n’étiez peut-être pas voilée, où vous ne priez pas peut-être, auriez eu des contacts avec des hommes interdits au mariage, où vous écoutiez de la musique…); sachez aussi que les djin profitent de vos péchés pour vous dominer

      2. préservez vos obligations religieuses: prière, zakat al mal (si vous êtes imposable), hajj si vous le pouvez, jeûne du Ramadhan (précipitez vous à rattraper les jours manquants) tout ceci avec assiduité et constance

      3. investissez vous dans les oeuvres surérogatoires: la prière de nuit (le fajr est tard en ce moment donc profitez-en!), le jeûne surérogatoire (lundi/jeudi, 13-14-15), l’aumône (très importante car elle efface les péchés et eteint la colère d’Allah et soigne les maladies dont celle qui vous accable): construction des mosquées, de puits, aide aux orphelins, aide aux proches en difficulté…

      4. lisez les invocations du matin et du soir avec constance et l’intention de vous soigner par celles-ci, elles sont primordiales pour diminuer voire abolir la domination des djin sur l’individu

      5. lisez le Coran! régulièrement et si possible avec sa traduction afin que vous saisissiez son sens premier et compreniez pourquoi vous réagissez à tel ou tel passage, lorsque vous lisez ayez l’intention de vous soigner par celui-ci et ayez la certitude en son effet curateur

      6. invoquez Allah abondamment, notamment dans le derniers tiers de la nuit et implorez Le de vous guérir car Lui seul en est capable et ne soyez pas avare dans l’invocation car elle est la clé de tout bien!

      7. si vos parents sont encore en vie alors investissez vous en leur faveur, soyez à leur écoute, réconcilliez vous avec eux en cas de litige car la piété filiale possède des fruits majeurs dans la résolution de ces maux

      8. étudiez les ouvrages ayant trait au Tawhid afin de (re)nouer une relation intime avec Allah car seuls ceux qui le connaissent rééllement sauront concevoir sa puissance, sa miséricorde et ressentir dans le même moment le besoin exclusif de Son aide tout en se passant de l’aide de quiconque en dehors de Lui

      Tels sont mes conseils qui sont primordiaux et doivent être concrétisés au plus vite et au mieux car seul ce retour véridique vers Allah ta’âla précipitera votre guérison.

      Je peux aussi vous inviter à lire mon ouvrage « Les maladies psychologiques » aux éditions Tawbah où ces notions sont détaillées.

      Une fois que vous aurez initié toutes ces consignes, dans la mesure du possible, alors revenez vers moi et je vous conseillerez alors un peu plus précisément sur la question de la ruqya à proprement parler.

      Barakallahu fikum wa assalamu alaykum wa rahmatullah
      Dr Ait m’hammed

      ps: pour la hijama, je peux vous conseiller Mme Layina Bafdil (Oum Sirine) exerçant sur Asnières (92): 0625052156

  2. -Sahraouia- 26 février 2014 à 18 h 12 min

    assalamou ‘alaykoum wa rahmatollahi wa barakatouhou

    je me suis mal exprimée (pas assez détaillé) dans ma dernière phrase mais mes propos allaient dans ce sens

    Allahoumma bârik, vous m’avez bien renseigné : jazakoum Allahou khayra jazâ

    ainsi, je ne resterai pas sur une ambiguïté

    merci beaucoup

    désolée pour toutes ces questions

    wa salamou ‘alaykoum wa rahmatollahi wa barakatouhou

  3. -Sahraouia- 26 février 2014 à 5 h 31 min

    assalamou ‘alaykoum wa rahmatollahi wa barakatouhou

    tayeb, je comprend mieux le raisonnement

    merci beaucoup pour toutes ces précisions

    jazakoum Allahou khayra jazâ

    wa salamou ‘alaykoum wa rahmatollahi

    ((oui, j’imagine, cela est être un autre débat car pour d’autres, comme la base dans les adorations est l’interdiction…))

    • MuslimSanté 26 février 2014 à 11 h 16 min

      Wa alaykum salam wa rahmatullah wa barakatuh,

      La règle à laquelle vous faites référence est la suivante « La base dans l’adoration est la réserve et l’interdiction jusqu’à ce que se présente la preuve de sa législation »

      Or ce qui permet d’avoir ce niveau de tolérance à l’égard de la ruqya c’est la parole du prophète (‘alayhi salat wa salam): « il n’y a pas de mal à recourir à une ruqya tant qu’elle ne contient pas de shirk »

      Donc les propos du shaykh ne s’oppose pas à cette règle connue qui est l’un des fondements du minhaj salafi, il n’est donc pas possible de s’y soustraire.

      Le débat dont je parlais est celui qui oppose d’un côté des savants considérant que la ruqya doit se limiter à la lecture du qur’an, des adhkar et autres invocations et ceux qui tolèrent, par le bénéfice empirique attendu, le recours à d’autres moyens de traitements tels que la hijama, le massage à l’huile d’olive, le recours à l’eau coranisée…et le recours à ces enregistrements.

      Dans le cas particulier de ces audios/vidéos, certains mashayikh ont aussi avancé le risque de dépréciation du qur’an et la négligence quant à sa récitation et sa lecture.

      La divergence ne siège donc pas dans l’existence ou non d’un texte tolérant ce recours car cette parole rappelée plus haut est authentique mais elle siège dans le sens à déduire de ce hadith et d’autres narrations sur ce thème.

      En espérant vous avoir renseigné,

  4. -Sahraouia- 25 février 2014 à 20 h 22 min

    assalamou ‘alaykoum wa rahmatollahi wa barakatouhou

    bâraka Allahou fikoum pour ce partage

    Le fait que le chaykh hafidhahou Allah Ta’âla dise :

    Au sujet de la première question, que la ruqya se fasse via un enregistrement audio, ceci n’a aucun fondement car ce qui est connu est que la ruqya soit pratiquée directement par un râqi.

    Puis :

    Néanmoins, cela dépend du bénéfice attendu. Si tu vois en cela un bénéfice dans le traitement alors il n’y a pas de mal in cha Allah à recourir à cette manière de faire dans le soin.

    Comment regrouper entre ces deux choses ? je m’explique, il n’y a pas une contradiction dans le sens où religieusement cela n’a pas de fondement mais si sur le terrain il y a un bénéfice, on le prend.

    Il n’y a pas un risque de tomber dans le piège que si une chose a un effet et bien on l’accepte quand même, même si elle n’a pas de fondement « légal » (religieux).

    Si mes souvenirs sont bons dans le livre talbis iblis il y avait une note sur le chaykh ibn qayim (rahimahou Allah Ta’âla) qui avait avancé une chose qui sur le terrain « marchait », donnait des effets (genre celui qui fait un dikr tant de fois, il aura son invocation exaucée ou sa maladie guérie, je ne m’en souviens plus) et les savants avaient contredit car cela ouvrait la porte à la bid’a, wa Allahou a’lam

    Je ne pense pas que le chaykh se soit trompé mais j’aimerai juste comprendre comment on peut concilier ces deux points.

    wa jazakoum Allahou khayra jazâ

    • MuslimSanté 25 février 2014 à 23 h 00 min

      Wa alaykum salam wa rahmatullah wa barakatuh,

      En évoquant le fondement (al asl) inexistant pour cette pratique, le shaykh ne fait pas référence à la licéité de celle-ci mais à l’inexistence de textes juridiques ni de paroles des pieux prédécesseurs pouvant recommander ou obliger à cela.

      Puis le shaykh fait allusion à la règle générale dans la ruqya qui est la permission tant que cette pratique n’est pas imprégnée de shirk.

      Ceci est donc un cas de figure particulier lié à la tolérance large sur la question de la ruqya, une tolérance que, bien évidemment, ne conçoivent pas tous les savants de ahl sunna mais ceci est un autre débat.

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