Miel et botulisme

Par | 2015-02-22T17:45:52+00:00 septembre 1st, 2010|Catégories : Nutrition, Santé|4 Commentaires

Le miel est une denrée aux multiples vertus. Mentionné dans le Coran, il est dit:

« Ton Seigneur révéla aux abeilles: prenez des demeures dans les montagnes, les arbres…de leur ventre, sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens. Il y a vraiment là une preuve pour des gens qui réfléchissent »S16V69

Nous reviendrons lors d’un prochain article sur les différentes vertus du miel à la lumière des données scientifiques.

Je voulais, ici, attirer l’attention sur des risques liés à la consommation régulière de miel chez les tous petits.
En effet, il existe une bactérie nommée Clostridium botilinum pouvant être présente dans le miel. Chez l’adulte, une éventuelle contamination est sans risque. Cependant, chez le nourrisson dont la flore intestinale est immature, la consommation de miel serait un facteur de risque de prolifération des spores et de production de la toxine botulique.

Le botulisme infantile reste une maladie rare en France qui survient chez les nourrissons avant un an. Il peut se manifester par une constipation puis par une faiblesse musculaire générale avec difficulté à tété ou encore une difficulté à tenir sa tête voire une gène respiratoire. La maladie régresse sans séquelle après une prise en charge hospitalière.
Devant l’augmentation des cas de botulisme infantile depuis 2004 selon des chiffres de l’Institut de veille sanitaire(InVS), l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments(Afssa) rappelle qu’il est déconseillé de donner du miel, quelle que soit son origine, aux enfants de moins de un an.
Se référer à l’étude:
Infant botulism in France, 1991-2009.
King LA, Popoff MR, Mazuet C, Espié E, Vaillant V, de Valk H.
Département de maladies infectieuses, institut de veille sanitaire

Des cas similaires ont été rapportés au Koweït en 2006 au service de pédiatrie de l’hôpital Mubarak Al Kabeer ainsi qu’au service de pédiatrie du Sheikh Khalifa Medical City à Abu Dhabi aux Emirats arabes unis en 2008.
Il s’agit bien de cas exceptionnels mais les conséquences graves de cette maladie poussent à la plus grande prudence.

À propos de l'auteur :

Spécialiste en médecine générale Diplômé de la faculté de médecine d’Amiens avec mention très honorable Auteur de la thèse « Evaluation du recours aux médecines complémentaires et alternatives, en médecine générale, dans le département de l’Oise » Sept.2012 Ancien membre de l’International Cupping Therapy Society Ancien praticien libéral, en cliniques privés parisiennes, en médecine interne et en hémato-cancérologie

4 Commentaires

  1. Janna 7 février 2014 à 23 h 43 min

    Salam Aleikoum,
    la femme qui allaite doit-elle éviter le miel pour ces raisons?

    Barak’Allah ou fik

    • MuslimSanté 8 février 2014 à 13 h 40 min

      Wa alaykum salam,

      La prudence dans le recours au miel ne concerne que le nourrisson en raison de l’immaturité de son tube digestif et du risque consécutif sur le plan infectieux.

      Il n’y a donc pas de contre-indication chez la femme enceinte hormis si elle développe un diabète gestationnel, dans ce cas, elle devra alors veiller à en réduire la consommation afin de ne pas influer sur le développement de l’enfant.

  2. KHADIJA 20 janvier 2014 à 8 h 25 min

    Assalamo alaykom wa rahmato Allahi wa barakatuh

    baraka Allah fikom pour cet article. En effet pas mal de mamans mettent du miel dans le biberon de leurs bébés, le considérant comme analgésique, lorsque ces derniers présentent des coliques.

    • MuslimSanté 21 janvier 2014 à 10 h 22 min

      Wa alaykum salam wa rahmatullah wa barakatuh,

      Wa fikum barakallah,

      Dans cette indication, le fenugrec et l’huile d’olive restent des alternatives intéressantes au miel dont l’usage doit être prudent chez les nourrissons.

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